Engie regroupe ses services dans Equans et veut vendre cette nouvelle filiale

Olivier Sancerre

Engie s'est scindé en deux. D'un côté, les infrastructures et les énergies renouvelables, de l'autre Equans, qui regroupe une grande partie des services techniques de l'énergéticien. Une nouvelle entreprise qui a pour vocation d'être vendue.

Un géant des services techniques
Equans, la nouvelle entreprise créée le 1er juillet par Engie, est un mastodonte dans le secteur des services techniques. Il emploie en effet 74.000 collaborateurs dans 17 pays, il génère un chiffre d'affaires de 12 milliards d'euros par an ! De quoi concurrencer les spécialistes du secteur comme le groupe français Spie ou encore l'américain Emcor. Cette entité regroupe la plupart des métiers des services d'Engie : chauffage, installation électrique, climatisation, mécanique, services généraux, ventilation…

Equans se positionne sur un marché qui devrait lui permettre de connaitre « une très belle croissance », assure son directeur général Jérôme Stubler. Engie a tout intérêt à mettre en avant les atouts de ce groupe dans le groupe : l'intention de l'énergéticien est en effet de vendre Equans, dans un deal qui pourrait rapporter 5 ou 6 milliards d'euros. 

Engagements pour l'emploi
Catherine MacGregor, la directrice générale d'Engie, a été claire sur le sujet durant une audition à l'Assemblée nationale : « Après la création d'Equans au sein d'Engie nous entamons une nouvelle phase, celle où nous allons explorer l'évolution possible de l'actionnariat pour permettre à Equans de réaliser toutes ses chances de croissance et son développement propre à ses activités ». Engie voudrait trouver un ou plusieurs groupes repreneurs, ou encore un ou plusieurs fonds. Et pourquoi pas tout simplement mettre Equans sur le marché, c'est-à-dire un lancement en Bourse.

Pas question en revanche de vendre Equans par appartements, a assuré la dirigeante. Par ailleurs, le ou les repreneurs devront s'engager sur le maintien de l'emploi et le respect de promesses sociales. Le gouvernement y sera particulièrement vigilant : Equans emploie en effet 26.000 salariés en France.