Les déclarations d'embauche ont fondu au deuxième trimestre

Olivier Sancerre

La crise du coronavirus fait sentir ses effets négatifs sur le marché du travail. Au deuxième trimestre, le nombre de déclarations d'embauche de plus d'un mois a littéralement fondu.

L'effet coronavirus
Après un recul de 6,5% des déclarations d'embauche de plus d'un mois, hors intérim, au premier trimestre, l'épidémie de coronavirus et la paralysie de l'économie qui s'en est suivie a provoqué une véritable chute de ces déclarations au second trimestre, selon l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) : -40,1%. Leur nombre s'est établi à 1,21 million entre début avril et fin juin, alors que le confinement battait son plein et forçait de nombreuses entreprises à ralentir, voire annuler leur activité. C'est en avril que la baisse a été la plus prononcée avec -63,9% par rapport à mars. 

D'après le bilan trimestriel de l'Acoss, la baisse enregistrée au deuxième trimestre a concerné aussi bien les CDD (-36,6%) que les CDI (-43,7%). Toutes les entreprises ont été touchées, aussi bien les PME que les grands groupes. Et tous les secteurs d'activité ont réduit leur déclaration d'embauches, dans toutes les régions. Personne n'a donc été épargné par cette chute des embauches qui, en comparaison du deuxième trimestre 2019, a plongé de 43,5%.

Rebond après la crise sanitaire
Il y a néanmoins de quoi espérer un rebond faisant suite au déconfinement. Sur un rythme mensuel, les déclarations d'embauche ont fortement progressé en juin, de 84,4% par rapport à mai. Et durant le mois de mai, elles augmentaient déjà de 78,4% par rapport au mois d'avril. Mais il faudra plusieurs semaines et plusieurs mois de hausse importante pour retrouver le niveau d'avant la crise sanitaire.

Le taux de chômage devrait s'établir à 11% en 2020, selon les prévisions du ministère de l'Économie. Loin, très loin des 8,1% enregistrés à la fin de l'année dernière. Le gouvernement veut mettre l'accent sur l'emploi des jeunes : les étudiants en fin d'études risquent en effet de connaître une insertion professionnelle particulièrement difficile au vu du contexte économique.